Vincent Delerm

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 Delerm dans "Le Soir" et dans "La Libre"

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Jill

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MessageSujet: Delerm dans "Le Soir" et dans "La Libre"   Mar 11 Nov - 22:19

Je copie le message d'Adi posté sur le forum de cricri :

Delerm et du cinéma énervant

THIERRY COLJON

jeudi 06 novembre 2008, 15:15

Quatrième album pour le chanteur têtu qui creuse son sillon en confirmant un style original. Et tant pis pour ceux qui détestent.

Si Vincent a retrouvé Peter Von Poehl pour son quatrième album, il y a aussi Alain Souchon, Albin de la Simone et Jipé Nataf qui l'ont rejoint en studio. « Ce sont plus des copains que des invités prestigieux, nous a-t-il raconté. Albin et Jipé sont passés par là. L'avantage avec ces gars-là c'est que s'ils ne sentent rien à mettre, ils ne mettent rien. Comme Mathieu Boogaerts qui n'a pas trouvé quoi faire. Et Souchon était au studio Ferber, juste à côté. Il aimait la chanson et a aimé l'idée de chanter le refrain une fois. C'est tout de même mon idole. J'aime bien les personnages comme ça qui incarnent la vie telle qu'elle est. »

Vincent n'étonnera personne avec son nouvel album qui n'oublie pas ce name dropping (la succession de noms de personnes plus ou moins connes), rien que pour énerver ses contradicteurs. Mais l'ambiance, ici, est plus américaine qu'anglaise comme c'était le cas sur Kensington Square : « Oui, c'est vrai que je parle de New York alors que je n'y ai jamais mis les pieds. J'aime cette idée, d'assumer la vision d'un mec, d'un Français qui perçoit les choses de loin, en ayant vu les films de Woody Allen. J'ai été dans beaucoup de villes dans le monde, dont je pourrais moins bien parler que New York. »

Ainsi Delerm serait le Hergé de la chanson…
« Oui. Benjamin Biolay aussi est comme ça. Sa chanson “Los Angeles” dont on a tant vanté la description réaliste, il n'y avait jamais été non plus. J'adore me plonger dans un film américain ou un bouquin… Ici, j'ai tissé un truc autour de New York avec “Shea stadium” qui parle de la furie des filles au concert des Beatles. “Monterey”, c'est le nom de la prison de New York. J'aime avoir un angle d'attaque et puis j'imagine des trucs. Qu'est devenue par exemple la fille qui hurlait au concert des Beatles ? »

« From a room » prétend que la fille sur la pochette de l'album Songs from a room de Leonard Cohen, n'est pas Marianne, la petite amie du moment du chanteur canadien, mais bien la copine anonyme du photographe : « Non, non, c'est bien Marianne. Et il y a bien deux fausses informations dans mon texte. C'était juste pour énerver les connaisseurs qui savent tellement de choses qu'ils cassent nos fantasmes. Donc ils peuvent m'envoyer du courrier pour me le dire. C'était aussi l'occasion de parler de Cohen que j'ai vu à Nyon. Je l'ai trouvé terrible, malgré les arrangements. Chaque chanson était à la fois bien et pas bien. Il m'a beaucoup ému. »

Vincent, sur son disque, est plus décoiffé que jamais : « Non, ce n'est pas le gel, c'était en plein air en Corse. Il y avait du vent. On voulait l'inverse de la pochette précédente qui était précise et nette. Là, on voit bien mes cheveux blancs. Et comme j'en parle dans une chanson. C'est venu comme ça. J'ai eu un bébé… On ne peut pas appeler ça de la vieillesse mais tu passes à un autre stade. C'est un autre cycle. Le temps qui passe m'a toujours intéressé. Il y a des sauts en permanence du présent vers le passé mais pour parler d'aujourd'hui, pour profiter du présent. Les chansons sont des pilules. »

Et comme on le disait, Vincent en profite pour chanter les gens qu'il aime comme le photographe Martin Parr et François de Roubaix, feu le compositeur de musiques de films : « Il est mort en plongée en 1975, alors que je parle de 1977 dans la chanson. Je m'en suis déjà excusé auprès de ses filles. Sa musique a tellement renforcé les images des films. J'ai l'ambition d'utiliser ainsi la musique dans les chansons, pour intensifier les textes. J'aimerais un jour réaliser une bande originale. »

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Le chanteur du quotidien

camille perotti

Après "Piqûres d’araignées", le quatrième album de Vincent Delerm est sorti, lundi 3novembre. Sobrement intitulé "Quinze chansons", il fait la part belle aux petites choses de la vie. Rencontre avec un auteur de chansons à textes.

rencontre
Avec "Quinze chansons", Vincent Delerm continue à suivre la veine du minimalisme. Depuis 2002, le chanteur à la voix traînante a su ravir les adeptes des chansons littéraires. Ces quinze morceaux, tout en retenue, du souffle de voix aux douces mélodies, racontent la vie et ses petits accrocs avec élégance. La durée même des morceaux (parfois moins d’une minute) confirment ce sentiment de fulgurance, d’instants de vie, comme cette chanson, "From a room" où il évoque la photo de la pochette d’un 33 tours de Léonard Cohen. Entre les ballades au piano et les chansons aux accents plus jazzys dus au trompettiste Ibrahim Maalouf, déjà présent sur le deuxième album, des personnages imaginaires (ou pas), surgissent: Patrick Vieira, Martin Parr, François de Roubaix, des volleyeuses

Une dose de poésie avec une pointe de nostalgie ("La vie est la même"), de l’amour ("Allan et Louise", et un peu d’absurde ("Un tacle de Patrick Vieira n’est pas une truite en chocolat"), sont les ingrédients de l’auteur-compositeur-interprète qui sera en Belgique en janvier et février pour quatre dates de concert. Rencontre avec un amoureux des mots.

Vous avez écrit une pièce de théâtre, "Le fait d'habiter Bagnolet", vous n'avez pas envie de recommencer l'expérience ?
J’aime ça mais je préfère être le seul vecteur physique de ce que j’écris parce que j’y suis attaché. Avec le théâtre, le texte devient la propriété de quelqu’un d’autre. Si je pouvais, j’aimerais écrire une pièce, la jouer une fois et c’est fini. Je crois que je ne suis pas encore assez joueur pour que quelqu’un d’autre s’approprie mes écrits.

Vous apportez beaucoup de soin à vos textes. La chanson est-elle un exercice d'écriture ?
Je crois beaucoup au côté littéraire de la chanson, au fait que ce soit un genre à part entière. Il y a par exemple l’idée de la forme, trois couplets et un refrain qu’on peut s’amuser à transgresser, comme en littérature. Le vocabulaire est très présent aussi avec des connotations très fortes. En caricaturant, "cabane" évoque Cabrel, "bobo", Souchon, des groupes de mots même, "C’est fini", etc. Cela signifie que les thématiques abordées sont fondamentales. J’aime jouer au sein de ces contraintes formelles.

Vous maniez les mots au point de créer des néologismes comme "bateau-moucher"...
C’est encore une question de format; il faut dire les choses en peu de mots et là, je ne voyais pas comment m’exprimer autrement. L’intérêt vient de la rareté. J’aurais tendance à apparenter cette pratique à un amorti au tennis. C’est un truc qu’on utilise quatre fois, pas plus et ça marche seulement parce qu’on le fait peu. Comme dans l’orchestration, il y a des choses qu’on ne se permet qu’une ou deux fois, la montée de tonalité sur les deux premières chansons par exemple (NdlR, le troisième couplet est haussé d’un demi-ton). Il ne faut pas en abuser mais une fois, c’est marrant.

Raconter et embellir le quotidien, c'est votre objectif ?
Truffaut a cette idée que, même si l’on traite l’ennui ou la lenteur, c’est embelli. J’essaie de rendre compte de la vie tout en prenant le bon côté des choses même si ça commence parfois mal. Beaucoup de gens ont du mal à vivre dans le présent, je voudrais simplement chanter la vie et donner envie de profiter du présent.

Le sentiment de proximité avec le public est, cette fois, renforcé par l'utilisation des pronoms "je" et "tu" comme dans "Tous les acteurs s'appellent Terence". C'est au public que vous vous adressez ?
Oui, mais il faut se méfier du fait de dire "j’adore le contact et l’échange avec le public", c’est presque une tarte à la crème. En l’occurrence, je n’écris pas de chansons par amour de mon prochain mais pour qu’il partage ce que je veux dire. J’ai aussi bien conscience d’être sur un format de chanson qui demande un effort parce qu’il faut écouter les textes donc cette relation est très présente.

Etudiant, vous avez beaucoup joué au théâtre. Quelles sont les différences entre l'interprétation de l'acteur et celle du chanteur ?
En France, il y a deux écoles: les bêtes de scène, très physiques, et ceux qui susurrent les paroles. Pourtant, ce n’est pas parce qu’on est dans la catégorie susurrante que l’on ne peut pas devenir une bête de scène. Au théâtre, j’ ai développé des trucs qui attirent l’attention et me rapprochent de la catégorie physique, des regards, des silences, c’est de l’ordre du mime. Comme si je me dédoublais. La chanson me permet aussi de toucher à plusieurs arts.

Côté musique, le trompettiste Ibrahim Maalouf et Albin de la Simone sont de la partie...
Je leur ai laissé plus de place que sur les albums précédents. Ils apportent plus. Avant, je pensais que je devais tenir le piano pour ne pas perdre mon identité, mon style, aujourd’hui, j’ai changé d’avis. Ibrahim Maalouf m’accompagnera en tournée.

Qu'est ce que pense un Normand quand on qualifie sa musique de "rive gauche" ?
D’abord, j’ai toujours habité rive droite. Mais, c’est vrai que dans mon premier album, j’étais à Paris depuis peu de temps et je donnais sans doute l’image d’un Paris fantasmé.

On vous catégorise aussi, "bobo"...
Je suis 100 pc bobo. Si un bobo, c’est quelqu’un qui est plutôt de gauche, mais qui a pourtant un pouvoir d’achat, qui a des habitudes dans un café, qui accepte de monter sur un vélo, qui fait du tri sélectif Je réponds à tous les critères. Je n’aime pas l’idée que l’on ne peut pas être de gauche si l’on est propriétaire, c’est très dangereux. Aujourd’hui, le mot bobo sonne comme une agression mais si on s’intéresse à ce que cela siginifie exactement, cela n’a rien de dégradant. Tout cela fonctionne sur l’idée que les bobos sont des gens qui font semblant parce que la vraie nature de l’homme c’est regarder des émissions nulles à la télé, péter au lit et regarder le cul des filles qui passent dans la rue. Il y a vraiment des gens qui disent "Oh la la, tu lis un livre! Mais pour qui tu te prends?". J’exagère, mais aujourd’hui, il y a un nivellement par le bas. J’assume le fait d’être bobo, pourtant, je pense que le mot est déjà en train de disparaitre, c’est un effet de mode, comme "BCBG".
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Marie-Charlotte

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MessageSujet: Re: Delerm dans "Le Soir" et dans "La Libre"   Mar 11 Nov - 22:32

Merci Jill ! Et merci à Adi !
Ils sont supers, ces articles !!
cheers

Mais il n'y aurait pas une faute de frappe là ??????
Jill a écrit:
(la succession de noms de personnes plus ou moins connes)
lol! lol! lol!

J'aime beaucoup son explication sur les bobos dans le dernier paragraphe du second article .... Very Happy

Et j'ai la réponse à 2 de mes questions dans 2 autres topics !!!! Wink

Et on sait pour Monterey, maintenant, plus la peine de lui demander au Pont des Artistes !



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IsabelleH

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MessageSujet: Re: Delerm dans "Le Soir" et dans "La Libre"   Mer 12 Nov - 1:13

A Bruxelles , Il fait le 140 c'est une salle mythique... (Shea Stadium à l'échelle de la Belgique) Smile
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MessageSujet: Re: Delerm dans "Le Soir" et dans "La Libre"   

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